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correction des prix dans l’immobilier

Les banquiers affirment désormais que la baisse des prix de l’immobilier n’en est qu’à son début.

Une réduction de l’activité du financement immobilier due a l’attentisme des investisseurs immobiliers, qui peut être ne trouvent pas des prix correspondants a leur idée du marché, soit parce que les vendeurs n’ont pas encore intégré l’ajustement des prix ou réalisé la situation d’une crise mondiale qui s’amplifie, très préjudiciable pour les Français qui se sont beaucoup endettés sur de trop longues durées en achetant des biens 3 à 4 fois supérieurs à leur pouvoir d’achat. Les investisseurs immobiliers ont des informations et savent qu’un correction sévère est inévitable et d’une ampleur imprévisible. Les acquéreurs individuels sont souvent victimes d’un système d’information opaque, verrouillé et se font embobiner par des professionnels de l’immobilier et certains grands médias à des fins mercantiles.

vers un éclatement de la bulle

D’après une étude réalisée par Marc Touati pour Global Equities, les prix de l’immobilier devraient baisser dans les prochains mois. L’économiste se base sur des chiffres sans appel : ceux de la demande de logement neufs en France, au plus bas depuis 1996 ou encore celui des mises en chantier, en baisse de 31,9% depuis juin. Une donnée qui semble indiquer que la bulle immobilière est en train d’éclater, alors même que beaucoup niaient encore son existence.Pour Marc Touati, << il existe une très forte corrélation sur longue période entre les prix des logements anciens et l’évolution du PIB en valeur >>, qui constitue donc une bonne approximation de la valeur réelle de l’immobilier en France. Or d’après l’économiste, <<de 1984 à 1991, les prix des logements anciens avaient augmenté de 210%, contre une hausse de 65% du PIB en valeur, soit un rapport de 1 à 3,5. Huit ans plus tard, cet écart était ramené à zéro, via une baisse de 40% des prix de l’ancien>>.Or, selon Marc Touati, <<aujourd’hui, l’écart entre ces deux grandeurs est de 1 à 4, soit encore plus que lors de la précédente bulle immobilière>>. Ces données prouvent un décalage entre la valeur financière des actifs immobiliers et leur valeur réelle, preuve que la bulle immobilière est une réalité. Face à la crise financière actuellement à l’oeuvre sur les marchés, au resserrement de l’accès au crédit et à la baisse du pouvoir d’achat, la demande pour les biens immobiliers est en train de se tarir. Ce qui pousse Marc Touati à anticiper <<que les prix des logements anciens devraient baisser de 10 à 15 % dans les deux années à venir>>. Seule consolation possible selon l’économiste : <<cette évolution devrait permettre de relancer l’appétence pour les placements boursiers>>.